Campo manifesto
Hugo Coutinho, Lina Lahlou, Margot Schuster
VIDE
Venise s’étire et Sant’Elena s’interroge. Le stade. Vide urbain, mémoire effacée. À Sant’Elena, il reste une empreinte. Une absence. Et si cette absence devenait un point de départ ? Le projet ne cherche pas à combler mais plutôt à amplifier. Faire de ce vide un générateur. Un pivot autour duquel la ville se réorganise. Alors le projet déborde. Il traverse la lagune, dépasse les berges, reconnecte l’historique et le résidentiel, redonne sa place à l’eau, et crée un campo liquide. Une place publique sans sol. Un lieu d’échange flottant. Un prolongement de la logique vénitienne : îles autonomes, campi reliés, canaux ouverts. Mais à l’excès. À la limite de l’absurde. Car face à la crise de Venise, faut-il vraiment continuer à bâtir ? Faut-il répondre aux départs par des murs ? Faut-il densifier l’eau pour sauver la ville ? Ou faut-il, enfin, oser l’ironie comme outil de projet ?










Campo manifesto
Hugo Coutinho, Lina Lahlou, Margot Schuster
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Venise s’étire et Sant’Elena s’interroge. Le stade. Vide urbain, mémoire effacée. À Sant’Elena, il reste une empreinte. Une absence. Et si cette absence devenait un point de départ ? Le projet ne cherche pas à combler mais plutôt à amplifier. Faire de ce vide un générateur. Un pivot autour duquel la ville se réorganise. Alors le projet déborde. Il traverse la lagune, dépasse les berges, reconnecte l’historique et le résidentiel, redonne sa place à l’eau, et crée un campo liquide. Une place publique sans sol. Un lieu d’échange flottant. Un prolongement de la logique vénitienne : îles autonomes, campi reliés, canaux ouverts. Mais à l’excès. À la limite de l’absurde. Car face à la crise de Venise, faut-il vraiment continuer à bâtir ? Faut-il répondre aux départs par des murs ? Faut-il densifier l’eau pour sauver la ville ? Ou faut-il, enfin, oser l’ironie comme outil de projet ?