Super-isolants
Hadrien Chevalier, Hugo d'Oliveira Cardo, Jakub Niemynski, Tim Pierson, Ted Schwaller
CUMA
Pensés initialement pour répondre à des conditions extrêmes issues de l’ère industrielle, les super-isolants ont glissé, au fil des décennies, d’un usage technique ciblé vers une application généralisée.
La laine minérale, héritée des mythes et des scories métallurgiques, puis le polyuréthane, produit d’une pétrochimie de plus en plus accessible, ont peu à peu transformé l’architecture en surface close, disjointe de son environnement.
Avec la crise énergétique des années 1970, les logiques de conservation et de captation thermique s’imposent. Les matériaux isolants deviennent les garants d’un confort redéfini, souvent figé, parfois illusoire. En développant une peau homogène “ la seamless layer”, l’enveloppe du bâtiment tend à faire oublier ses ponts, ses failles, sa porosité initiale. Mais cette efficacité apparente masque une déconnexion croissante entre l’enveloppe passive et les dispositifs actifs de régulation thermique.
Cette rupture dans l’écosystème du bâti, doublée d’un coût environnemental massif, interroge la légitimité esthétique et fonctionnelle des super-isolants dans l’architecture contemporaine.
Peut-on alors repenser ces matières non comme des matériaux finis, mais comme des éléments ouverts à l’interprétation architecturale ?
Peut-on réintroduire, dans leur emploi, une forme d’attention à leurs propriétés hors-normes ?
















Rempart des Moines, Bruxelles, 2025, photographié par Hadrien Chevalier
View on the city walls of Brussels, Wenzel Hollar
Plan urbain projeté du site ‘Rempart des Moines’
Vue sur le parc thermique
Interventions thermiques urbaines
Axonométrie éclatée du système thermique basse température qui alimente les logements et l’espace public
Plan du rez-de-chaussée montrant les foyers collectifs fonctionnant en tant que ‘hot-spot’ en s’ouvrant sur l’espace public
Vue sur le rez-de-chaussée collectif
Plan type des logements montrant l’impact spatial et thermique du mur radiant et de la zone tampon
Composition matérielle du mur radiant
Vue sur le mur radiant
Vue sur la zone tampon
Plan de toiture montrant les capteurs thermiques et l’infrastructure collective
Vue sur la toiture collective
Kit de survie thermique utilisant les charactérisitiques intrinsèques des super-isolants et du textile afin de combattre des périodes de températures extrêmes
Maquette 1:50 et Mock-Ups 1:1 du mur radiant, du radiateur mobile et du plafond thermique
Mock-Up 1:1 du radiateur mobile
Super-isolants
Hadrien Chevalier, Hugo d'Oliveira Cardo, Jakub Niemynski, Tim Pierson, Ted Schwaller
CUMA
















Rempart des Moines, Bruxelles, 2025, photographié par Hadrien Chevalier
View on the city walls of Brussels, Wenzel Hollar
Plan urbain projeté du site ‘Rempart des Moines’
Vue sur le parc thermique
Interventions thermiques urbaines
Axonométrie éclatée du système thermique basse température qui alimente les logements et l’espace public
Plan du rez-de-chaussée montrant les foyers collectifs fonctionnant en tant que ‘hot-spot’ en s’ouvrant sur l’espace public
Vue sur le rez-de-chaussée collectif
Plan type des logements montrant l’impact spatial et thermique du mur radiant et de la zone tampon
Composition matérielle du mur radiant
Vue sur le mur radiant
Vue sur la zone tampon
Plan de toiture montrant les capteurs thermiques et l’infrastructure collective
Vue sur la toiture collective
Kit de survie thermique utilisant les charactérisitiques intrinsèques des super-isolants et du textile afin de combattre des périodes de températures extrêmes
Maquette 1:50 et Mock-Ups 1:1 du mur radiant, du radiateur mobile et du plafond thermique
Mock-Up 1:1 du radiateur mobile
Pensés initialement pour répondre à des conditions extrêmes issues de l’ère industrielle, les super-isolants ont glissé, au fil des décennies, d’un usage technique ciblé vers une application généralisée.
La laine minérale, héritée des mythes et des scories métallurgiques, puis le polyuréthane, produit d’une pétrochimie de plus en plus accessible, ont peu à peu transformé l’architecture en surface close, disjointe de son environnement.
Avec la crise énergétique des années 1970, les logiques de conservation et de captation thermique s’imposent. Les matériaux isolants deviennent les garants d’un confort redéfini, souvent figé, parfois illusoire. En développant une peau homogène “ la seamless layer”, l’enveloppe du bâtiment tend à faire oublier ses ponts, ses failles, sa porosité initiale. Mais cette efficacité apparente masque une déconnexion croissante entre l’enveloppe passive et les dispositifs actifs de régulation thermique.
Cette rupture dans l’écosystème du bâti, doublée d’un coût environnemental massif, interroge la légitimité esthétique et fonctionnelle des super-isolants dans l’architecture contemporaine.
Peut-on alors repenser ces matières non comme des matériaux finis, mais comme des éléments ouverts à l’interprétation architecturale ?
Peut-on réintroduire, dans leur emploi, une forme d’attention à leurs propriétés hors-normes ?