Cohabiter avec l'invisible
Camille Augusto Claverie, Charlotte Gigot, Imane Lemaire
MML
Comment concilier réhabilitation d’un patrimoine bâti et préservation de l’intégrité écologique d’un site à haute valeur biodiverse ?
Le projet a pour volonté de sensibiliser à la présence des insectes sur le territoire bordelais et interroge la place de l’humain dans la conception des espaces. En confrontant l’Homme à la cohabitation avec les espèces locales, il joue sur les transitions afin de dépasser la frontière entre intérieur et extérieur, perçue comme domaine de l’animalité.
La ruine, qui, par son histoire et sa destruction partielle, incarne cette notion de transition et de porosité, est devenue un sujet d’étude. Elle devient une opportunité témoignant de l’impermanence des constructions humaines et de leur possible réappropriation par le vivant. Le désir d’attirer l’attention sur la présence des lépidoptères a mené au site Bel Sito, situé au sud des coteaux calcaires, zone biodiverse de la rive droite. Le projet s’inscrit dans la continuité des démarches du parc LAB, en favorisant la protection et la valorisation du vivant et du patrimoine bâti. Constitué de bâtiments inachevés du XXIᵉ siècle en béton et d’une chartreuse de 1823, le lieu devient un espace d’observation et de protection de la biodiversité.
Le projet se divise en deux entités. D’une part, la ruine contemporaine est réhabilitée en un lieu de recherches scientifiques. Les murs sont conservés et les limites redéfinies. Les volumes sont retravaillés, orientant la vue vers l’extérieur tout en diminuant le risque de surchauffe grâce à des toitures extensives et un système de récupération d’eau. La circulation, pensée comme une balade extérieure, libère le sol, tandis que des façades poreuses invitent l’extérieur à pénétrer à l’intérieur. D’autre part, la chartreuse devient un lieu d’observation invitant l’humain à contempler plutôt qu’à dominer. Une nouvelle structure est mise en place pour assurer la pérennité du site, faisant écho aux anciens volumes.
L’architecture, ici autrefois symbole de maîtrise, cède peu à peu sous l’assaut du vivant, proposant une vision différente face à la traditionnelle opposition entre nature et culture.













Carte des flux d’insectes bordelais et des zones biodiverses
Carte des types de milieux, des sols, des espèces protégées et des flux de citrons de Provence
Recensement des espèces floristiques et faunistiques
Cohabiter avec l'invisible
Camille Augusto Claverie, Charlotte Gigot, Imane Lemaire
MML













Carte des flux d’insectes bordelais et des zones biodiverses
Carte des types de milieux, des sols, des espèces protégées et des flux de citrons de Provence
Recensement des espèces floristiques et faunistiques
Comment concilier réhabilitation d’un patrimoine bâti et préservation de l’intégrité écologique d’un site à haute valeur biodiverse ?
Le projet a pour volonté de sensibiliser à la présence des insectes sur le territoire bordelais et interroge la place de l’humain dans la conception des espaces. En confrontant l’Homme à la cohabitation avec les espèces locales, il joue sur les transitions afin de dépasser la frontière entre intérieur et extérieur, perçue comme domaine de l’animalité.
La ruine, qui, par son histoire et sa destruction partielle, incarne cette notion de transition et de porosité, est devenue un sujet d’étude. Elle devient une opportunité témoignant de l’impermanence des constructions humaines et de leur possible réappropriation par le vivant. Le désir d’attirer l’attention sur la présence des lépidoptères a mené au site Bel Sito, situé au sud des coteaux calcaires, zone biodiverse de la rive droite. Le projet s’inscrit dans la continuité des démarches du parc LAB, en favorisant la protection et la valorisation du vivant et du patrimoine bâti. Constitué de bâtiments inachevés du XXIᵉ siècle en béton et d’une chartreuse de 1823, le lieu devient un espace d’observation et de protection de la biodiversité.
Le projet se divise en deux entités. D’une part, la ruine contemporaine est réhabilitée en un lieu de recherches scientifiques. Les murs sont conservés et les limites redéfinies. Les volumes sont retravaillés, orientant la vue vers l’extérieur tout en diminuant le risque de surchauffe grâce à des toitures extensives et un système de récupération d’eau. La circulation, pensée comme une balade extérieure, libère le sol, tandis que des façades poreuses invitent l’extérieur à pénétrer à l’intérieur. D’autre part, la chartreuse devient un lieu d’observation invitant l’humain à contempler plutôt qu’à dominer. Une nouvelle structure est mise en place pour assurer la pérennité du site, faisant écho aux anciens volumes.
L’architecture, ici autrefois symbole de maîtrise, cède peu à peu sous l’assaut du vivant, proposant une vision différente face à la traditionnelle opposition entre nature et culture.