MELT
Elliot Lepeer, Milica Tamamovic
PC
À Quenast, dans le Brabant Wallon, une carrière de porphyre continue de s’étendre. Détenue par une multinationale, elle alimente le monde entier de sa matière. À quelques centaines de mètres de là, une motte informe se dresse et s’étend au même rythme que le trou se creuse. Elle est construite et alimentée des déchets que le dispositif d’extraction de la carrière ne prend pas en charge. Cet amas perçu sans valeur est pourtant rendu privé et protégé selon des dispositifs de surveillance. La navigation clandestine de cet espace est à la base du récit de MELT.
La Motte de Quenast devient un lieu d’expérimentation narrative visant à explorer des mises en récit alternatives des espaces d’extraction. MELT tente de faire de la Motte un objet critique en y explorant les rapports à la propriété privée, au déchet et à la prédation. Un collectif évolue dans un paysage en ruine où destruction et régénération se côtoient. De manière cyclique et furtive, il construit sa connaissance du lieu selon des prélèvements de toute sorte. Autour de l’étude d’un terrain en perpétuel changement, une fiction permet d’explorer des modes d’organisation sociale dans les brèches de la modernité, où la propriété du sol fait état de loi. Réalité et mythe s'agencent et s'entremêlent sous la forme de deux éditions, une carte, une bande son et un film.
Les pratiques situées et toujours collectives génèrent un attachement au lieu qui s’ancre dans la matière. Les récits multiples qui entourent la Motte se stratifient et se sédimentent faisant analogie avec sa physicalité. Le MELT vise à opérer un déplacement de regard menant à voir la Motte comme un bien commun, où densité matérielle et narrative s’alimentent.












MELT
Elliot Lepeer, Milica Tamamovic
PC












À Quenast, dans le Brabant Wallon, une carrière de porphyre continue de s’étendre. Détenue par une multinationale, elle alimente le monde entier de sa matière. À quelques centaines de mètres de là, une motte informe se dresse et s’étend au même rythme que le trou se creuse. Elle est construite et alimentée des déchets que le dispositif d’extraction de la carrière ne prend pas en charge. Cet amas perçu sans valeur est pourtant rendu privé et protégé selon des dispositifs de surveillance. La navigation clandestine de cet espace est à la base du récit de MELT.
La Motte de Quenast devient un lieu d’expérimentation narrative visant à explorer des mises en récit alternatives des espaces d’extraction. MELT tente de faire de la Motte un objet critique en y explorant les rapports à la propriété privée, au déchet et à la prédation. Un collectif évolue dans un paysage en ruine où destruction et régénération se côtoient. De manière cyclique et furtive, il construit sa connaissance du lieu selon des prélèvements de toute sorte. Autour de l’étude d’un terrain en perpétuel changement, une fiction permet d’explorer des modes d’organisation sociale dans les brèches de la modernité, où la propriété du sol fait état de loi. Réalité et mythe s'agencent et s'entremêlent sous la forme de deux éditions, une carte, une bande son et un film.
Les pratiques situées et toujours collectives génèrent un attachement au lieu qui s’ancre dans la matière. Les récits multiples qui entourent la Motte se stratifient et se sédimentent faisant analogie avec sa physicalité. Le MELT vise à opérer un déplacement de regard menant à voir la Motte comme un bien commun, où densité matérielle et narrative s’alimentent.