TIT - This Is Tomorrow
Kiran Katara, Emilio Lopez Menchero
T I T est un oxymore. Ceci est demain, si bien « ceci » se présente là, au présent, « ceci » désigne ici, un avenir.
Nous proposons un atelier fondé sur une provocation : « Ceci est demain ».
Aussi audacieuse cette formule puisse sembler, voire prétentieuse, il s’agit bien de l’essence du projet dont elle parle. L’enseignement du projet est celui d’un exercice demandant l’effort de projeter dans l’avenir. De projeter une spatialité pour un monde que l’on désire. Le mot Projet et le mot Désir sont intimement liés, sans désir d’ailleurs, pas de projet.
Cette formule est avant tout un emprunt.
Elle fait référence à l’exposition à la Whitechapel gallery, à Londres, intitulée This Is Tomorrow, où en 1956 l’Independent Group constitué de critiques et théoriciens de l’art, d’artistes et d’architectes lancèrent le Pop Art en Angleterre. Ce terme "Pop Art" a été utilisé pour la première fois par John McHale, un des membres fondateurs en 1954. Ce groupe d'architectes, de jeunes artistes de l'époque, de sculpteurs et de critiques étaient déterminés à apporter à l'art de nouvelles idées et une nouvelle culture, nourrie des médias de masse et du spectacle.
Cette référence est un point de départ de réflexion pour reposer la question aujourd’hui, dans le contexte actuel de notre époque, avec surtout une génération d’étudiants qui a vécu deux moments clés : les marches contre le réchauffement climatique et la pandémie COVID…Plus encore, et chose inédite d’un point de vue historique, ils ont été au cœur même d’un soulèvement populaire en tant qu’écoliers, l’école buissonnière prit à ces moment-là tout son sens.
L’architecture se pose dans cet atelier comme espace de réflexion où éthique et esthétique font lien. Nous, Kiran Katara et Emilio López-Menchero concevons TIT comme un laboratoire où le futur est dans le présent. La figure du romancier de Science-Fiction fait sens dans ce cas, disons alors donc l’architecte de Science-Fiction.
TIT se veut avant tout un atelier où la question de l’architecture est posée à partir d’une conception ouverte, pluridisciplinaire, transdisciplinaire, théorique, praticienne, technique et plasticienne. Une première question centrale colore cet atelier, celle de l’art. Nous provoquons d’emblée une égalité:
l’architecture est art.
Si bien l’art est une discipline qui se définit par une remise en question permanente de ce qu’elle est et cela par sa pratique ou disons ses pratiques individuelles, en l’identifiant à l’architecture comme un seul et même domaine, par conséquent une question vient à l’esprit, mais alors pourquoi deux mots distincts ?
Nous dirons, nous les enseignants, que nous laissons implicitement cette question ouverte…
L’architecture est un art qui bâti, qui abrite, qui crée un micro-climat, c’est un art qui signifie aussi. Oui, l’architecture est un art au service d’une utilité́, un art appliqué dira-t-on, qui transcende son application pour devenir objet de pensée, de langage, pour poser un acte symbolique.
TIT - This Is Tomorrow
Kiran Katara, Emilio Lopez Menchero

Università di Parma | CASAC Centro Studi e Archivio della Communicazione, BB003017S. Senza titolo (No-Stop City. Progetto di Sistema metropolitano diffuso. Diagramma abitativo omogeno) (1969/72)
T I T est un oxymore. Ceci est demain, si bien « ceci » se présente là, au présent, « ceci » désigne ici, un avenir.
Nous proposons un atelier fondé sur une provocation : « Ceci est demain ».
Aussi audacieuse cette formule puisse sembler, voire prétentieuse, il s’agit bien de l’essence du projet dont elle parle. L’enseignement du projet est celui d’un exercice demandant l’effort de projeter dans l’avenir. De projeter une spatialité pour un monde que l’on désire. Le mot Projet et le mot Désir sont intimement liés, sans désir d’ailleurs, pas de projet.
Cette formule est avant tout un emprunt.
Elle fait référence à l’exposition à la Whitechapel gallery, à Londres, intitulée This Is Tomorrow, où en 1956 l’Independent Group constitué de critiques et théoriciens de l’art, d’artistes et d’architectes lancèrent le Pop Art en Angleterre. Ce terme "Pop Art" a été utilisé pour la première fois par John McHale, un des membres fondateurs en 1954. Ce groupe d'architectes, de jeunes artistes de l'époque, de sculpteurs et de critiques étaient déterminés à apporter à l'art de nouvelles idées et une nouvelle culture, nourrie des médias de masse et du spectacle.
Cette référence est un point de départ de réflexion pour reposer la question aujourd’hui, dans le contexte actuel de notre époque, avec surtout une génération d’étudiants qui a vécu deux moments clés : les marches contre le réchauffement climatique et la pandémie COVID…Plus encore, et chose inédite d’un point de vue historique, ils ont été au cœur même d’un soulèvement populaire en tant qu’écoliers, l’école buissonnière prit à ces moment-là tout son sens.
L’architecture se pose dans cet atelier comme espace de réflexion où éthique et esthétique font lien. Nous, Kiran Katara et Emilio López-Menchero concevons TIT comme un laboratoire où le futur est dans le présent. La figure du romancier de Science-Fiction fait sens dans ce cas, disons alors donc l’architecte de Science-Fiction.
TIT se veut avant tout un atelier où la question de l’architecture est posée à partir d’une conception ouverte, pluridisciplinaire, transdisciplinaire, théorique, praticienne, technique et plasticienne. Une première question centrale colore cet atelier, celle de l’art. Nous provoquons d’emblée une égalité:
l’architecture est art.
Si bien l’art est une discipline qui se définit par une remise en question permanente de ce qu’elle est et cela par sa pratique ou disons ses pratiques individuelles, en l’identifiant à l’architecture comme un seul et même domaine, par conséquent une question vient à l’esprit, mais alors pourquoi deux mots distincts ?
Nous dirons, nous les enseignants, que nous laissons implicitement cette question ouverte…
L’architecture est un art qui bâti, qui abrite, qui crée un micro-climat, c’est un art qui signifie aussi. Oui, l’architecture est un art au service d’une utilité́, un art appliqué dira-t-on, qui transcende son application pour devenir objet de pensée, de langage, pour poser un acte symbolique.