UMBAU
(Ré)habi(li)ter le village de soins
Gil Honoré, Hubert Lionnez, Vincent Pierret, Wouter Van Acker
L’atelier Umbau interroge l’incorporation d’ensembles architecturaux existants au sein des logiques de transitions économiques du territoire et en réponse aux défis sociétaux et environnementaux présents et futurs. Dans le cadre d’une vision intégrale de la durabilité qui s’étend à différents niveaux d’échelle, la question de la réaffectation du bâti existant comme alternative à la construction neuve devient essentielle tout comme le choix des ressources et la réutilisation des matériaux. L’atelier explore le projet d’architecture comme une opération stratégique de réécriture d’une partie du territoire conçu comme un palimpseste dont la mémoire est conditionnée par la stratification cumulative d’interventions d’époques et de rationalités différentes. L’existant est pris comme point de départ d’un passé inachevé. Par l’étude de références et l’observation de l’existant dans leurs détails et fragments, l’atelier aborde la matérialité et la question énergétique comme une intention architecturale. Nous souhaitons interroger l’imbrication entre matérialité, composition, construction, espace et culture.
L’atelier UMBAU de cette année a porté sur la réhabilitation et rénovation de bâtiments anciens ou patrimoniaux pour les adapter aux besoins actuels des personnes âgées et des personnes nécessitant des soins, mais aussi de tester des concepts novateurs en matière de soins, et d’explorer des solutions qui pourraient influencer les politiques et les pratiques futures dans le secteur des soins.
Pour ceux et celles qui ne peuvent pas vivre de manière indépendante, la société a créé les maisons de repos et de soins ou des logements adaptés aux séniors. Ces institutions s'apparentent souvent, aussi bien par leur configuration que leur expression, à des hôpitaux ou des colonies de vacances et ignorent la condition domestique d’habiter en elle-même. Il est souvent nécessaire de reconfigurer ces bâtiments collectifs pour que la taille des services puisse être réduite à des groupes de huit personnes plutôt que de trente. Dans des groupes plus petits, les résidents et les visiteurs peuvent alors retrouver des situations plus domestiques et familiales. Un autre défi important est l’intégration de ces résidences de manière plus harmonieuse et visible au sein des communautés locales, en opposition à l’approche traditionnelle des grandes maisons de repos isolées. Par ailleurs, les maisons de repos accueillent de plus en plus des personnes atteintes de démence, ce qui requiert des espaces adaptés aux besoins spécifiques, qui stimulent leur autonomie tout en assurant leur sécurité.
Comment l’architecture peut-elle contribuer au bien-être de nos ainés ? Les étudiants ont exploré comment la conception architecturale peut faciliter une plus grande interaction entre les résidents, leurs familles, et la communauté environnante, tout en assurant des environnements domestiques sécurisés et adaptés aux besoins spécifiques des personnes atteintes de démence, par exemple.

NU Architectuuratelier, Huis Perrekens, Oosterlo, 2018
UMBAU
(Ré)habi(li)ter le village de soins
Gil Honoré, Hubert Lionnez, Vincent Pierret, Wouter Van Acker

NU Architectuuratelier, Huis Perrekens, Oosterlo, 2018
L’atelier Umbau interroge l’incorporation d’ensembles architecturaux existants au sein des logiques de transitions économiques du territoire et en réponse aux défis sociétaux et environnementaux présents et futurs. Dans le cadre d’une vision intégrale de la durabilité qui s’étend à différents niveaux d’échelle, la question de la réaffectation du bâti existant comme alternative à la construction neuve devient essentielle tout comme le choix des ressources et la réutilisation des matériaux. L’atelier explore le projet d’architecture comme une opération stratégique de réécriture d’une partie du territoire conçu comme un palimpseste dont la mémoire est conditionnée par la stratification cumulative d’interventions d’époques et de rationalités différentes. L’existant est pris comme point de départ d’un passé inachevé. Par l’étude de références et l’observation de l’existant dans leurs détails et fragments, l’atelier aborde la matérialité et la question énergétique comme une intention architecturale. Nous souhaitons interroger l’imbrication entre matérialité, composition, construction, espace et culture.
L’atelier UMBAU de cette année a porté sur la réhabilitation et rénovation de bâtiments anciens ou patrimoniaux pour les adapter aux besoins actuels des personnes âgées et des personnes nécessitant des soins, mais aussi de tester des concepts novateurs en matière de soins, et d’explorer des solutions qui pourraient influencer les politiques et les pratiques futures dans le secteur des soins.
Pour ceux et celles qui ne peuvent pas vivre de manière indépendante, la société a créé les maisons de repos et de soins ou des logements adaptés aux séniors. Ces institutions s'apparentent souvent, aussi bien par leur configuration que leur expression, à des hôpitaux ou des colonies de vacances et ignorent la condition domestique d’habiter en elle-même. Il est souvent nécessaire de reconfigurer ces bâtiments collectifs pour que la taille des services puisse être réduite à des groupes de huit personnes plutôt que de trente. Dans des groupes plus petits, les résidents et les visiteurs peuvent alors retrouver des situations plus domestiques et familiales. Un autre défi important est l’intégration de ces résidences de manière plus harmonieuse et visible au sein des communautés locales, en opposition à l’approche traditionnelle des grandes maisons de repos isolées. Par ailleurs, les maisons de repos accueillent de plus en plus des personnes atteintes de démence, ce qui requiert des espaces adaptés aux besoins spécifiques, qui stimulent leur autonomie tout en assurant leur sécurité.
Comment l’architecture peut-elle contribuer au bien-être de nos ainés ? Les étudiants ont exploré comment la conception architecturale peut faciliter une plus grande interaction entre les résidents, leurs familles, et la communauté environnante, tout en assurant des environnements domestiques sécurisés et adaptés aux besoins spécifiques des personnes atteintes de démence, par exemple.