AGRIVISIONS
Gregorio Carboni Maestri, Axel Fisher, Michele Tenzon
AGRIVISIONS se propose comme espace pédagogique et de « recherche-par-le-projet » dont le sujet principal sont les rapports entre enjeux de transition environnementale en agriculture et enjeux architecturaux.
L’atelier AGRIVISIONS est un dispositif d’enseignement dont les ambitions se débattent entre des injonctions contradictoires.
D’un côté, il est porté par le désir de penser la pratique de l’architecture à travers l’engagement social, la critique sociale et la conscience politique, s’inscrivant dans une généalogie idéale distincte de celles privilégiant par exemple l’expression individuelle ou l’innovation technologique à la fois comme moyens et objectifs de la création architecturale.
Ainsi, la fréquentation de problématiques environnementales et agricoles dans des contextes éminemment ruraux participe paradoxalement d’un « dépaysement » des étudiant·es par rapport à l’urbanocentrisme de leur formation, qui les invite à reconsidérer tant leur posture que leurs outils face à de multiples idées reçues concernant, notamment, nos habitudes alimentaires, le bien-être animal, les impacts socio-économico-environnementaux voire géopolitiques de l’agriculture, ou encore nos imaginaires paysagers. Ce faisant, l’atelier AGRIVISIONS participe de la mise en débat d’enjeux sociétaux, et possiblement à éveiller les consciences des citoyen·nes d’aujourd’hui et de demain face aux réalités concrètes et à la complexité de notre système social et productif.
D’un autre côté, l’atelier AGRIVISIONS reconnaît les limites intrinsèques à la « fiction pédagogique » proposée. Les solutions attendues et nécessaires aux problématiques réelles et concrètes abordées ne pourront que difficilement émerger à travers les seuls moyens de l’architecture. L’atelier poursuit dès lors principalement l’objectif pédagogique de susciter le développement, l’approfondissement, et la maîtrise des compétences disciplinaires des étudiant·es. L’atelier participe donc de l’effort propre à la formation en général qui consiste à cultiver auprès des étudiant·es l’imaginaire formel, culturel, artistique et architectural, le plaisir à manipuler des formes, la capacité de préfigurer des espaces habités et habitables, l’acquisition de méthodes d’analyse territoriale, paysagère, socio-économiques et de composition projectuelle.
En parallèle aux acquis d’apprentissage visés ci-dessus pour chaque étudiant·es pris·e individuellement, l’atelier se propose également comme un laboratoire « scientifique » dont l’assemblage des travaux collectifs et individuels esquisse la production de bribes de connaissance autour de deux questions spéculaires :

Lequeu, J.-J. (n.d.). L’étable à vache tournée au midi, est sur la fraîche prairie. Extract from Architecture civile [Illustration]. Bibliothèque nationale de France, Paris, France
AGRIVISIONS
Gregorio Carboni Maestri, Axel Fisher, Michele Tenzon

Lequeu, J.-J. (n.d.). L’étable à vache tournée au midi, est sur la fraîche prairie. Extract from Architecture civile [Illustration]. Bibliothèque nationale de France, Paris, France
AGRIVISIONS se propose comme espace pédagogique et de « recherche-par-le-projet » dont le sujet principal sont les rapports entre enjeux de transition environnementale en agriculture et enjeux architecturaux.
L’atelier AGRIVISIONS est un dispositif d’enseignement dont les ambitions se débattent entre des injonctions contradictoires.
D’un côté, il est porté par le désir de penser la pratique de l’architecture à travers l’engagement social, la critique sociale et la conscience politique, s’inscrivant dans une généalogie idéale distincte de celles privilégiant par exemple l’expression individuelle ou l’innovation technologique à la fois comme moyens et objectifs de la création architecturale.
Ainsi, la fréquentation de problématiques environnementales et agricoles dans des contextes éminemment ruraux participe paradoxalement d’un « dépaysement » des étudiant·es par rapport à l’urbanocentrisme de leur formation, qui les invite à reconsidérer tant leur posture que leurs outils face à de multiples idées reçues concernant, notamment, nos habitudes alimentaires, le bien-être animal, les impacts socio-économico-environnementaux voire géopolitiques de l’agriculture, ou encore nos imaginaires paysagers. Ce faisant, l’atelier AGRIVISIONS participe de la mise en débat d’enjeux sociétaux, et possiblement à éveiller les consciences des citoyen·nes d’aujourd’hui et de demain face aux réalités concrètes et à la complexité de notre système social et productif.
D’un autre côté, l’atelier AGRIVISIONS reconnaît les limites intrinsèques à la « fiction pédagogique » proposée. Les solutions attendues et nécessaires aux problématiques réelles et concrètes abordées ne pourront que difficilement émerger à travers les seuls moyens de l’architecture. L’atelier poursuit dès lors principalement l’objectif pédagogique de susciter le développement, l’approfondissement, et la maîtrise des compétences disciplinaires des étudiant·es. L’atelier participe donc de l’effort propre à la formation en général qui consiste à cultiver auprès des étudiant·es l’imaginaire formel, culturel, artistique et architectural, le plaisir à manipuler des formes, la capacité de préfigurer des espaces habités et habitables, l’acquisition de méthodes d’analyse territoriale, paysagère, socio-économiques et de composition projectuelle.
En parallèle aux acquis d’apprentissage visés ci-dessus pour chaque étudiant·es pris·e individuellement, l’atelier se propose également comme un laboratoire « scientifique » dont l’assemblage des travaux collectifs et individuels esquisse la production de bribes de connaissance autour de deux questions spéculaires :